Flaix, la formule anti-aigr'
Le retour de l’île est toujours un moment difficile. Lorsqu’on a passé deux semaines dans la joie, la fête, parmi les siens, baigné dans une culture aux antipotes de la jérémiade permanente, revenir au pays qui a fait de la plainte son leitmotiv est psychologiquement très angoissant. Une conséquence de cette aversion, c’est que pendant plusieurs semaines, je serai totalement imperméable, voire volontairement réfractaire à l’information politique et sociale. Cette façon de présenter l’actualité, plaintive à outrance, me fatigue et n’aide pas à l’atterrissage en douceur tant le choc culturel est immense. L’autre conséquence, c’est que je prépare mon départ définitif, très probablement dans l’une des deux capitales de la péninsule. Cette migration n’aura probablement pas lieu avant plusieurs années, je ne m’étendrai donc pas plus, je la prépare, c’est tout.