JACK

OpenDJ

Ceux qui suivent mes trépidantes aventures se souviennent peut-être que j’ai reçu ce petit joujou il y a quelques temps :

NI Audio 8 DJ

Ce boitier, une carte son USB 8 voies, permet à l’aide de CDs ou vinyles timecodés et d’un logiciel adapté, de “mapper” un fichier son sur une platine CD ou vinyl. C’est l’outil ultime du DJ.

timecoded CDs

Ce matériel a été initialement conçu pour un logiciel, celui publié par l’éditeur et le constructeur: Traktor Scratch Pro. Et comme vous vous en doutez, non seulement le logiciel en question est propriétaire jusqu’à l’os, mais il ne fonctionne que sur des systèmes sales ou très sales. Entre la peste et le choléra, j’ai jeté mon dévolu sur OSx86 (hackintosh, sur une machine x86 classique donc), ayant au moins la sensation d’avoir un UNIX sous les mains. Mais non, vraiment, dès que j’allumais la machine dédiée à cette utilisation, un goût de pain rassis envahissait ma bouche. La sauvegarde est venue de Mixxx. Ce logiciel, je l’avais essayé il y a des années, et vraiment, non, il y avait beaucoup de chemin à parcourir. Mais aujourd’hui… que de chemin parcouru ! Mais surtout, me concernant, je lis dans le wiki du projet que ma fameuse Audio 8 DJ semble fonctionner. Ce thread, sur le forum du constructeur, enfonce le clou: une configuration propre et fonctionnelle pour que les 8 ports de cette carte externe fonctionnent via ALSA :

M-Audio Keystation 49e: trop dur.

Ça y est, j’ai craqué. À force de faire du duz-duz et que tous les musicos de mon entourage me le suggèrent à longueur de journée, j’ai acheté ça :

Il s’agit d’un clavier MIDI tout ce qu’il y a de plus basique, et surtout, à pas trop cher.

Je m’attendais évidemment à galérer comme pas deux pour faire reconnaitre le bestiau sous GNU/Linux. Voici la marche à suivre :

Daft machine

Au-se-cours.

Hier soir, alors que je me rencardais sur DSSI (un API pour créer des plugins audio à la VST), je suis tombé sur ce lien. FST n’est ni plus ni moins qu’un programme qui permet, en utilisant Wine et JACK d’utiliser des plugins VST sous GNU/Linux. Là comme ça, ça a l’air de rien, mais les musiciens dans l’assemblée, s’ils ne sont pas déjà au courant (le projet date de 2006 tout de même), devraient faire dans leur froc.

Carte son par defaut

Pour ne plus avoir de soucis de monopolisation de carte son par JACK, j’ai ajouté une carte dans ma machine principale et l’ai intégralement dédiée à cette utilisation. Problème, fonction de l’ordre de chargement des modules lors du boot de la machine, cette derniere est tantot associée en Card 0, tantot en Card 1. On trouve la solution à ce problème sur le Wiki d’Alsa, et plus particulièrement dans le topic MultipleCards. En ajoutant ces deux petites directives :

Jack to the sound

Dans la serie des trucs qui marchaient très bien avant et qui se sont mis à merder depuis héron boiteux, j’appelle à la barre Jack, cet incroyable bout de soft permettant de brancher des applications sonores ensembles et d’en réduire la latence.

En effet, depuis quelques mois, le son provenant d’une application que je faisais passer par Jack grésillait inéxorablement. Gresillement / saturation, difficile de cerner le soucis et d’en rechercher la cause.